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Pourquoi un fonds fiduciaire ?

Avec la mise en œuvre de la stratégie de gestion des parcs nationaux au Bénin (parc national de la Pendjari et parc national du W-Bénin), élaboré en 1993, l’office national, le CENAGREF (Centre National de Gestion des Réserves de Faune) a été créé en 1996. Un programme multi bailleurs d’appui, le PCGPN (programme de conservation et de gestion des parcs nationaux) était destiné à faire asseoir la structure de l’office et à relever la prestation des parcs notamment dans les domaines d’aménagement, de conservation, de suivi écologique, de surveillance et de gestion administrative et financière. Le programme a donné des résultats indéniables mais n’a pas connu de succès du point de vue de la durabilité de l’impact. Etant donné que les différents partenaires du PCGPN ne se sont engagés que sur la promesse de l’installation d’un mécanisme de financement durable, la mise en place d’un fonds fiduciaire, géré par une fondation a été considérée comme un élément porteur de ce mécanisme.

A la fin du financement GEF (fonds mondial pour l’environnement), un des plus grands contribuables au PCGPN qui était gérée par la BM (Banque Mondiale), la DG (Direction Générale) du CENAGREF a dû faire recours aux réserves financières en attendant une subvention du budget de l’Etat qui est intervenue à partir de 2006.

Malgré l’assistance des finances publiques, le CENAGREF et notamment les parcs nationaux restent tributaires des apports financiers externes pour non seulement assumer l’essentiel du travail qui leur incombe mais aussi et surtout accomplir leur mission de conservation et de gestion de la biodiversité.

En considérant un financement mixte du système de gestion des parcs nationaux, notamment avec un appui financier des partenaires, il était difficile de distinguer parmi les dépenses, les coûts liés à une gestion essentielle des parcs et ceux, induits par la présence des partenaires ayant eux, des objectifs précis et des résultats particuliers face à leurs structures commanditaires. Pour contrer cette difficulté, chaque unité du CENAGREF a conçu un plan financier qui s’oriente aux structures basiques respectives et des tâches essentielles afférentes à chaque unité. L’exercice a permis de dégager le scénario le plus minimaliste pour un financement des parcs nationaux. Une stratégie de financement de ces prévisions a été élaborée par chaque parc et par la DG du CENAGREF afin d’avoir une image claire des besoins.

De tout ce processus il ressort un gap structurel de financement impossible à combler par les moyens que dispose le CENAGREF et l’Etat Béninois. Ainsi, un risque réel pèse sur le CENAGREF et c’est celui de voir les acquis des années antérieurs s’effriter jusqu’à ce qu’un autre « projet » ne vienne « sauver » ce qui en restera des parcs.


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